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LANZAROTE

 

Quelle merveilleuse île! Je suis tellement contente de vous partager notre coup de coeur, à Pierre et moi!

L'île volcanique n'est pas très grande, 58 km de longueur et 34,5 km de largeur, soit une superficie de 862 km2. C'est la plus ancienne de l'archipel des Canaries ( 23 millions d'années). Elle est titrée "réserve naturelle de biosphère" par l'UNESCO. C'est-à-dire qu'elle est capable d'allier un développement durable avec la préservation de l'environnement et de ses ressources naturelles. Les paysages noirs dûs aux anciennes coulées de lave, aux chutes de "bombes"volcaniques, aux trous, aux infractuosités, aux scories, à la cendre, aux cratères impressionnants nous impressionnent et nous imbibent directement de l'histoire de l'île. Outre les volcans apparus il y a des milliers d'années, l'éruption de 1730 à 1736, durant 6 ans (!) des volcans "montañas del  Fuego", au sud-ouest, ont littéralement recouvert un quart de l'île! Un rift volcanique traverse Lanzarote. Cette éruption a fait fuir les Canariens vers Gran Canaria. En 1824, à nouveau une activité volcanique est apparue mais de plus courte durée provoquant moins de conséquences.





Ce qui donne une particularité artistique, une beauté unique de certains sites, un charme exceptionnel sont les oeuvres d'un artiste local. César MANRIQUE. En 1966, après avoir beaucoup voyagé dans le monde, il revient vivre sur son île natale. Il comprend vite que le développement économique et touristique sont indissociables. C'est un visionnaire! Il propose de continuer les méthodes de construction traditionnelle en imposant le blanc sur l'ensemble des constructions de l'île et de ne pas dépasser deux étages. De conserver les paysages agricoles, de limiter les ensembles immobiliers, les panneaux publicitaires et donc, l'invasion massive touristique. Le "Cabildo"  (gouvernement local) adhère complètement à son projet. Parallèlement à cet engagement insulaire, César Manrique crée certains sites touristiques en harmonisant architecture, environnement, art et culture. Il appelle ces idées " Art-Nature/Nature-Art. Les visites, la découverte de ses oeuvres publiques et de ses oeuvres plastiques sont admirables!

L' artiste revenu vivre sur son île natale.


Nous commençons la découverte de Lanzarote par le village de TAHICHE, là où César Manrique construit sa première maison (en 1966). Il choisit une des plus belles coulées de lave percée de cinq grosses bulles volcaniques. L'étage supérieur ( rez- de- chaussée) est construit telle une architecture traditionnelle, fonctionnelle, moderne (baies vitrées, grands espaces) et avec de l'art. L'étage inférieur où il exploite les bulles volcaniques par des salons de différentes couleurs, des endroits de détente, des couloirs reliant les pièces, la piscine et des espaces-jardins. Toujours en respectant le traditionnel et la modernité. A l'extrémité de la maison, à l'étage, on visite son atelier et l'exposition de ses oeuvres (peintures).   


Petit couloir passage d'une bulle à l'autre.

Une des cinq bulles dans le tunnel volcanique.



Il voue un intérêt spécial aux arts plastiques
Au centre de Lanzarote, l'ancienne capitale TEGUISE vaut le détour. Une petite ville oubliée depuis longtemps  dont le centre historique autour de l'église "Nuestra Senora de la Guadalupe", sur la plaza de la Constitución vaut le détour. Cet endroit dégage une sérénité, un calme tout au long de la balade dans les ruelles. Il y a bien quelques musées ( arte sacro, de la piraterie, d'une guitare typique -Timple) mais ils ferment quelques heures en début d'après-midi, pour nous c'est raté. Mais nous préférons déguster un café sur "la plaza".
Plaza de la constitución et son église du XV siècle.








 On aime la variété! Ca tombe vraiment bien car cette île nous l'offre! Le "Jardin de cactus" dernière oeuvre de César Manrique créée en 1990, toujours dans ce concept art-nature/ nature-art, je cite:"intégration de l'art au paysage de façon harmonieuse et insolite". Il a choisi une ancienne carrière à ciel ouvert de petits caillous volcaniques (de picón) que les agriculteurs épandaient sur leurs terrains afin d'absorber l'humidité. Cet endroit était dominé par un ancien moulin à céréales ( el gofio).Ce cratère protège bien du vent, endroit idéal pour implanter plus de 1400 variétés de cactus de monde entier. Moi qui aime les plantes, je suis aux anges! 
Quel endroit magique!







Au nord de Lanzarote, ce sont de hautes falaises avec vue panoramique sur l'océan. Donc, c'est là que les balades seront impressionnantes. Nous commençons par une balade de 1h45 vers le "mirador de Ermita de las Nieves". Nous la démarrons avec une météo fraîche mais 2h plus tard, il fait bien chaud! Au vue du nom ( nieves) de ce culte religieux, il devait y avoir de la neige sur ce mont.....aujourd'hui??
Le paysage est à la hauteur de nos espoirs!
Nous voilà partis depuis la panorama sur FAMARA, plage favorite des surfeurs.


Un peu plus loin, nous ne pouvons pas manquer un arrêt au "mirador del RIO" . Car d'abord, il y a la plus belle vue sur La Graciosa , et puis cet établissement est une création de l'artiste qu'on aime tant, César Manrique. On commence à reconnaître sa patte. Alliance de la roche, du verre, intégration parfaite dans l'environnement.


La jolie île "La Graciosa"

Pour terminer l'exploration du nord de Lanzarote, c'est le site " Los jameos del agura" qui nous enthousiasmera. Jameo signifie en langue ancestrale: grotte ou bulle. Ce site est la première réalisation de l'artiste Manrique, en 1966. Il a exploité un imposant tunnel de lave du volcan "La Corona", qui date de 20 000 ans, conduit  jusqu'à la mer. Fabuleux! Nous sommes en basse saison et il y a vraiment beaucoup de touristes!

Présence d'un petit plan d'eau où vivent de petits crabes blancs ancestraux. 



Nous terminons la découverte de cette très intéressante île par le sud, précisément par le "parque naturel nacional de TIMANFAYA". Parc protégé, donc pour  la visite on doit embarquer dans un bus. Il est préférable d'y arriver dès l'ouverture à 9h30 si on veut éviter l'abondance touristique. Nous passons, dans ce bus, 1h soufflante, enivrante! Quelle beauté! Nous sommes captivés par cet environnement volcanique, on imagine de plus en plus ce qui s'y est passé il y a des millions d'années et il y a 300 ans (l'éruption de 1730 à 1736).  A la descente du bus, nous pouvons assister à des activités démontrant qu'à cet endroit du parc, du magma est resté "coincé" à 4-5 km de profondeur et n'a toujours pas totalement refroidi . C'est pourquoi à 13m de profondeur il y a encore des températures de 610°C et de 100-120°C au niveau du sol. Ce site appelé "El Diablo" offre la possibilité de boire un verre ou de manger avec une vue panoramique. Il est imaginé, crée par César Manrique.







Au resto "El Diablo", c'est la chaleur naturelle qui cuit!


Ensuite, au sud-ouest, avant de revenir au bateau, nous passons à "El GOFO" . Petit village blanc de pêcheurs, non balnéaire car il n'y a que des rochers, pas de plage. Mais une particularité: "Laguna verde". Un petit lac dans le fond d'un cratère volcanique dont la moitié fût englouti par la mer. La couleur verte provient de la présence de micro-organismes et d'algues

Je ne vous cache pas que je resterais encore bien quelques temps à Lanzarote car nous n'avons pas pu tout visiter. La météo sera favorable pour rejoindre le sud-ouest de Gran Canaria, demain le 28 septembre.
Priorité au vent, aux vagues pour nous emmener plus loin.
Au début du séjour, Pierre a réparé sa bosse de ris, ou bosse de l'enrouleur. Force et persévérance! Vous devinez qu'il était pressé de tester la réparation! Durant notre séjour nous avons changé de marina. La première "Calero marina" est sur la côte sud-est. La deuxième fût à deux heures de navigation, au sud de l'île: "Rubicón marina", beaucoup plus chouette! Réparation parfaite, good job, Crooks :-)
A coups de force, d'étirement, aidé du winch, la partie blanche doit rentrée dans le boot jaune!


chouette!



Pour atteindre Gran Canaria, on compte 19 heures de navigation. On partira vers 15h le dimanche 28 septembre pour arriver de jour au sud de Gran Canaria le lundi 29 septembre. Allez, moussaillon, on y va! 
Chaque île a ses particularités, ses beautés. 


 


Commentaires

  1. super génial merci pour tes beaux récits ça donne vraiment envie et bravo à Pierre pour ta patience..bisous à vous brig

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