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AGUADULCE, GIBRALTAR

 Bonjour, Olá, Hello, Kalimera, amis lecteurs. Me revoilou à éditer des articles dans mon blog. Nous avons visité les îles du Dodécanèse, à l’est de la Grèce en 2022 et en 2023. Magnifique terrain de jeux pour la plaisance. Naviguer entre ces îles n’est pas toujours simple car la météo prévue et la réalité du terrain ne correspondent pas souvent. Vent catabatique, vagues croisées, suite aux changements climatiques le meltem ( vent fort du nord, des Balcans) de plus en plus présent, tout ça, on s’en lasse. La Grèce est très jolie, de plus en plus chaude, les mouillages sont gratuits et les places au quai bon marché ce qui attire énormément de plaisanciers, malheureusement pas toujours compétents….. Nous avons décidé de retourner naviguer dans l’océan Atlantique. De redécouvrir la navigation avec un vent établi durant quelques heures, avec beaucoup d’espace, avec une houle régulière ( j’idéalise, mais on vit d’espoir).

C'est la traversée de la Méditerranée qui a animé notre saison 2025 ( en automne). Partis de Prévéza ( côté ouest de la grèce), nous avons entrepris de remonter le détroit de Messines ( coup de coeur pour le village de Scilla), la côte amalfitaine jusqu'à Salerne, d'où une traversée jusqu'à Olbia, sur la côte Est de la Sardaigne. L'étape suivante fût un saut de puce à Minorque ( à Port-Mahon) pour atteindre le nord de Majorque, au port de Pollença. Après 1 semaine, nous avons lâché les amarres pour rejoindre la côte méditerranéenne espagnole à Carthagène. Pour terminer par une navigation côtière jusqu'à Aguadulce où le bateau a pu séjourner sur un ber durant 8 mois. Quelle saison! Peu de journée "plage", peu de baignade, beaucoup de voile jour et, parfois, nuit, du ravitaillement, des photos et joyeusement deux visites d'amis.

Près pour l'hivernage.


Pierre a installé un nouvel étai pour bénéficier d'une voile (la trinquette) utile lorsque le vent atteindra les 20 noeuds et plus. La maintenance, la sécurité du bateau et de l'équipage ont été revus dans les détails. Aujourd'hui, début septembre, Crok'n Roll est prêt pour de grands voyages. Nous aussi et ça se fête! 







Crok'n Roll remis à l'eau le 1er septembre. 

On commence par une navigation de 27 heures: Aguadulce vers Linéa de la Concepciòn. A côté de Gibraltar. Le vent venant de l'est est plutôt rare durant cette période de l'année. Le 5 et le 6 sept, ce sera le cas, on en profite, bien sûr!

Coin plutôt pour les marins:

Rappel: 1 noeud ( vitesse) correspond à 1,85 km/h.

Rappel: 1 miles nautiques correspond à 1,85 km.

A 9h15, ce vendredi 5 septembre, on lâche les amarres. 

Adiòs Aguadulce! Que nous avons bien aimé.


Le vent souffle à 10 noeuds , on établit la GV ( grande voile) et le génois ( la voile avant). Peu de houle, le bateau vogue, glisse sur l'eau confortablement. Nous avançons à du 6,5 noeuds ( soit 12 km/h), c'est en général notre moyenne. Oui, on peut comparer la vitesse de notre voilier à la vitesse d'un vélo. 



Deux heures plus tard, le vent est monté à 25 noeuds, il est préférable de diminuer la voilure, on prend 1 ris dans la GV, on enroule le génois et on le remplace par la trinquette. C'est le moment de tester, de découvrir notre nouvelle voile. Quel confort ! Le pilote automatique maitrise plus facilement la trajet.



 Nous voguons encore à 7,5 noeuds, pas mal! Ce qui est moins chouette: plus de vent, plus hautes sont les vagues. En fait, nous rentrons dans une poche de vent plus intense, jusqu'à 30 noeuds, on a pris un deuxième ris dans la GV. Pierre content car le bateau atteint plus de 8 noeuds de vitesse, avec des surfs sous Crok'n Roll, c'est drôle mais secouant! Et ce, jusqu'au milieu de l'après-midi, puis le vent a molli progressivement. Nous établissons, à nouveau, le plus de voilure possible. Mais nous nous rapprochons du détroit de Gibraltar et sur la carte maritime est indiqué un rail dans lequel les gros cargos et les grands bateaux de croisière naviguent. Plutôt dangereux pour nous, les petits plaisanciers ou petits pêcheurs. La situation est: soit on va chercher le vent au milieu de la mer mais, alors on se rapproche du rail ( on naviguera vite mais danger), soit on se rapproche des côtes avec une navigation plus lente mais sécurisée. On choisit la seconde option, d'autant plus que la nuit tombe. Nous faisons des quarts de 3heures, en commençant à 22h le planning. A 1h du mat, le vent aussi s'est endormi, donc nous naviguons au moteur jusqu'à 9h. Au lever du jour, j'ai la chance d'observer des dauphins qui viennent probablement se nourrir. Je ne me lasse jamais de les admirer! 

A 9h du mat, on devine le rocher mythique de Gibraltar, youpiiii: on y arrive!




 Plus on se rapproche de ce rocher et de la baie de Algeciras (ou baie de Gibraltar), plus il y a des cargos partout en dehors du rail! Il faut être très vigilant car certains naviguent ( à petite ou grande vitesse) mais d'autres sont à l'ancre. Nous louvoyons entre ces navires de commerce. C'est pas habituel pour nous!



Leur attente de rentrer au port peut prendre, parfois, quelques semaines!




A midi, amarrage terminé. Nous étions bien fatigués!


Honnêtement, la ville espagnole de Linéa de la concepciòn ne nous a pas beaucoup enthousiasmés. Par contre, on s'est bien amusé en visitant la ville de Gibraltar, ce territoire, cette ville, cette péninsule anglaise. D'abord par sa frontière avec l'Espagne est l'aéroport. Les gens arrivent au poste de douane à pieds ou à vélo ( d'un côté) avec leur passeport ou à 4 roues ( un autre côté)avec plus de formalités. Ensuite, un vigile nous autorise à passer et, en fait, on traverse les pistes d'atterrissage des avions. 

La visite incontournable est le rocher. On opte pour une montée en minibus car la file au téléphérique, en plein soleil, est bien longue! On pourrait faire l'ascension à pieds mais nous aurions dû commencer plus tôt en début de matinée. Il y a trois objectifs en atteignant le sommet de 423 m:

-Une vue panoramique sur la baie de Algeciras. 



-La visite de la grotte San Michael. Jolie!




-La réserve naturelle protégée ( Upper rock nature) qui attire les oiseaux migrateurs. Et où vivent les macaques de Barbarie de Gibraltar ( semi sauvages). Leur population s'élève à 300 spécimens divisés en 5 familles, ils sont de plus en plus nombreux. Ces bêtes sont marrantes, pas farouches. Au début c'est rigolo mais au bout d'1h de visite du site, de la réserve et de la descente à pieds, j'ai eu un sentiment d'envahissement.




 




 





Il est évident que les visites de jardin m'attirent énormément! Nous avons beaucoup apprécié le jardin botanique ALAMEDA. Il est vraiment très intéressant. Il y a des espèces autochtones et d'autres importées ( Afrique du sud, Australie). L'arbre le plus spectaculaire est le Dragonnier dont certains ont plus de 200 ans. Il est originaire des îles de l'Atlantique ( Canaries, Cap vert).


Un dragonnier


Manger un bon fish and chips, boire une bière "Ale" dans un pub avec de la moquette, entendre l'accent anglais, se balader sur "main street" et déambuler dans le quartier "Casmates" qui prépare " Gibraltar national day", tout ça fût bien sympathique et improbable car après 10 minutes de vélo, on se retrouve à entendre et à lire l'espagnol, à vivre l'ambiance et à gouter la cuisine ibérique.

Notre projet, demain, sera de naviguer jusqu'à Ceuta, juste en face de Gibraltar. Toujours avant le détroit de Gibraltar car encore en attente de passer ce détroit dans de bonnes conditions. Ceuta ( dire Céouta) que nous ne connaissions pas et qui fût un vrai coup de coeur!

A bientôt 




Commentaires

  1. La croisière du crok n’roll reprend! Yahouuu, on a hâte de savoir la suite de vos aventures 🤩

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    1. C’est fantastique ce que vous entreprenez! Quelles belles découvertes ! Adrénaline garantie !

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  2. Bonjour Crok’n Roll!
    Merci pour le partage de ce super blog. Les photos et les récits sont magnifiques. Je continue la lecture. Bises à vous. Michel U

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