La marina de LAGOS n'est qu'à 12 miles nautiques de Portimão, soit deux heures de navigation. Croisière pépère au moteur car le vent est de face. Nous sommes replongés dans nos souvenirs car nous avions longé cette côte en 2018, lors de notre deuxième année en voilier. Cette fois-ci, nous ne naviguons pas au large de la côte car on tente de ne pas dépasser 25m de profondeur. La règle conseillée pour éviter de rencontrer une famille d'orques. La côte n'est qu'un spectacle d'arches, de grottes formées, dans les falaises de calcaire. Ce qui leur donne une couleur ocre et la couleur turquoise de l'eau.
Lagos est une ville intéressante de par sa position stratégique au bord de l'Atlantique et à l'embouchure du fleuve Bensafrim. Dans l'Antiquité, elle fût un comptoir commercial, la pêche s'y développa intensément. C'est durant l'époque Mauresque qu'elle fût fortifiée car Zawaia ( son nom arabe à l'époque) devint un port florissant connecté au nord de l'Afrique.
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| Les vestiges de la fortification abrite un grand espace vert en ville. |
Aux siècles des découvertes (15 ème-18 ème siècle), elle est reprise par les chrétiens et Lagos devint le coeur névralgique des grandes découvertes portugaises, même la base des départs des caravelles vers les côtes africaines. C'est dans cette ville que le premier marché aux esclaves d'Europe fût créé ( sur la "Praça Infante Dom Henrique"). Aujourd'hui, un musée retrace les routes maritimes et la traite négrière.
La tragique défaite à Alcácer-Quibir en 1578, les attaques répétées de pirates et le séisme (tsunami) de 1755 ont détruit la quasi totalité des murailles et des bâtiments historiques de la ville.
Aujourd'hui, Lagos se redresse grâce à l'industrie de la conserve de poisson et c'est une destination phare du tourisme de l'Algarve. Le centre historique est un dédale pittoresque et authentique, emprunt d'un passé maritime.
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| Toujours ces magnifiques petits pavés décorés. |
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| L'embouchure de "ribeira de Bensafrim" et de l'accès à la marina. |
Cette fois-ci, nous avons préféré sortir de la ville ( assaillie par un tourisme encore de haute saison!) pour découvrir le haut des falaises découpées. Un chemin en caillebotis bien aménagé nous ravis! Malgré une météo nuageuse.
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| Farol de Ponta da Piedade |
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| Les baies, les arches sont en nombre le long de cette côte. |
Quotidiennement, voire même plusieurs fois par jour, capitaine Crooks analyse le moment du départ vers l'île de Madère. Il consulte la météo au niveau de l'orientation du vent et de sa force. Il consulte le groupe "orcas.pt" et son iniateur "Ruis", qui alimente un groupe whatsapp afin d'informer les plaisanciers intéressés par les localisations des 6 familles d'orques. Plutôt rassurant, pour nous, beaucoup de familles suivent, chassent les thons au niveau des Ria de la Galice, du golf de Gascogne. D'autres sont le long des côtes marocaines. Peu d'interactions entre le cap Saint-Vincent et le détroit de Gibraltar en ce début du mois de septembre. Bonne nouvelle. Ça se peaufine et nous quittons Lagos le samedi 5 septembre à 9h.
Il est 8h50 quand nous lâchons la dernière amarre. Nous profitons du chenal, dernier coup d'oeil sur la ville avant d'être dans l'océan.
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| Elle est grande la marina de Lagos! |
D'abord, nous longeons la côte vers le cap Saint-Vincent, au moteur. Car il y a vraiment peu de vent. Naviguant toujours aussi proche de la côte, ce qui demande beaucoup de vigilance car les pêcheurs ont mis leurs filets, leurs cageots, on doit les éviter. Ceci durant trois heures.
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L'état de la mer est très calme.
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| Farol de ponta da piedade vu de la mer |
Le plan d'eau étant calme, j'en profite pour cuisiner, à l'aise, un chili con carne qui servira de repas pour les 36 prochaines heures. On piochera quelques cuillers toutes les 4 heures. Car en navigation, il est préférable de manger de petites quantités souvent. Donner de l'énergie à l'organisme mais ne pas surcharger l'estomac.
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| Toujours prendre de l'avance en navigation. Dans quelques heures on sera probablement secoué... |
Cette année, je prends à bord un brin de "terre", j'en ai trop besoin: un plant de basilic! La journée, il prend l'air, la nuit ou quand il y a trop de vent, je le rentre dans le carré du bateau. Pierre a trouvé cette idée bizarroïde mais, en fin de compte, il y prend goût! Il sent bon, il relève les plats et il donne de la couleur.
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| Mon mini brin de terre :-) |
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| Vous remarquez que nous longeons la côte au plus proche , pour éviter les orques..... |
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| Dans deux heures la traversée commencera, Pierre semble tout heureux! |
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| Les curieux îlots de Marthinal . |
Ola, il est midi, on remarque la grande forteresse de Sagres et puis le magnifique, l'imposant phare qui marque la pointe Saint-Vincent. C'est la partie ouest ( bien intéressante) de l'Algarve que nous avions visité l'an dernier après avoir placé le bateau en hivernage. (Les photo ont été prises en novembre 2025). C'est au coucher du soleil qu'il faut en profiter.! Lo faro do Cabo de São Vincente est perché sur une falaise de 86m de haut. Il est l'un des phares les plus puissants d'Europe. Son fonctionnement repose sur la lentille optique géante ( optique Ferel) placée en 1908 (!), sur le système de rotation et sur la portée de la lumière ( jusqu'à 30 miles nautiques soit 60 km). Les bâtiments sont toujours occupés par la station de contrôle marine portugaise qui veille sur cette zone clé où se croisent les routes maritimes entre l'Atlantique et la Méditérrannée.



Je reviens au phare, car ce moment fût crucial! Capitaine Crooks a tourné la roue vers babord, vers l'ouest, direction Madeira!
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| Nous partons pour 400 miles nautiques! yahooo! |
Mais, nous vivrons 7 heures sur nos gardes. D'abord, car nous traversons perpendiculairement:
1) la zone de profondeur occupée par ces "c'est assez!" appelés aussi orques. Ils vivent entre 30 et 400m. Cela durant 1h.
2) les rails des cargos. C'est-à-dire "l'autoroute du trafic commercial maritime". Sur le traceur ( la carte de navigation), on remarque des zones avec le sens du trafic ( il y en a 4) et "les zones mauves de répit" comme je les appelle qui sont des zones sans trafic.
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| Les rails de cargo est blanc avec des flèches mauves qui indiquent le sens de la navigation. |
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| 4h plus tard. |
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| La mer est encore relativement calme. Moins stressant de faire cette traversée de rails le jour que de nuit |
Voilà, il est 19h30, tout s'est bien passé, aucun stress! Le soleil fait place à la nuit. C'est le moment de chasse des dauphins qui viennent en surface manger du pêchon. Et grande excitation, nous avons la grande chance de les admirer, ( trop) furtivement!
Notre rituel pour la nuit: allumer les feux ( vert et rouge) de navigation pour être vu par les autres bateaux, se vêtir chaudement ( même le buff ), mettre à disposition notre veste rouge de quart. Nous sortons les bols incassables et le chili con carne nous fait vraiment plaisir!
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| C'est moi, mousaillon, qui met à jour le journal de bord. Chaque changement de paramètres doit être noté. |
Pierre me confirme la météo de la nuit: le vent va un peu monter, la houle de vagues aussi. On s'équipe chacun de notre lampe frontale qui sera notre moyen de s'éclairer dans nos déplacements. Nous organisons nos rôles de veille jusqu'au lendemain matin. Pierre assumera le quart de 20h à 1h du matin. Et moi, de 1h à 6h. Je suis très déçue car la lune est absente et décroissante depuis quelques jours, il y a beaucoup de nuages. La nuit sera donc noire de noire ( comme le chocolat 80%).
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| C'est Pierre qui profite du coucher du soleil. |
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| Noir de noir....Mais nous voyons les autres bateaux sur l'écran (le traceur). |
En début de nuit, les vagues augmentent et une houle désordonnée s'installe. Ça secoue bien! Patience, il faut qu'on "s'amarine". On prend du Stugéron/ 6h les deux premiers jours. Difficile de lire, donc on écoute de la musique, des podcasts enregistrés, des audio livres. Au troisième jour, on se sent mieux. Je peux cuisiner, lire, prendre une douche (!). Ça fait un bien fou! La troisième nuit, durant mes heures de veille, je remarque quelques nuages. Un nuage semble plus imposant, plus sombre dont émanent des éclairs (sans bruit). Et ce phénomène dure quelques heures, sans conséquences, si ce n'est de m'avoir inquiété. Meilleur moyen de ne pas dormir!
Coin des Voileux:
Samedi le 5 septembre, en quittant le cap Saint-Vincent , on prend le cap à 250°. Ce n'est qu'à 18h30 que nous captons du vent, à 9 noeuds seulement. Grande voile et génois gréés, babord amure, allure bon plein, nous naviguons à 6,2 noeuds. Au cours de cette première nuit, le vent est monté progressivement. A 12 noeuds de vent, on a diminué le génois. A 1h30 du matin, 18 noeuds de vent, on a pris 1 ris dans la GV (diminuer la voilure). On garde le cap à 250°.
Le dimanche, dans la matinée le vent, avec des rafales à 22 noeuds, nous impose une allure largue, puis grand largue. On change le cap de 2 degrés ( 248°). Avant la nuit, on réduit la voilure à 2 ris dans la GV, le bateau navigue confortablement entre 6 et 8 noeuds. La houle augmente mais de manière chaotique, nous sommes tous les deux sous stugéron/6h! A 3h30 du mat, je crains l'empannage, le génois se dévente de plus en plus. Je réveille Pierre qui change, alors de cap, de 20° en plus ( 268°) "Tant pis, m'explique-t'il, la navigation sera plus longue, on devra tirer un bord en arrivant sur Madère". Avec le vent actuel, nous allions bien au-delà du nord de Madère, en changeant le cap, on se dirige vers le sud.
Lundi en matinée, le vent est stable à 20-24 noeuds, et les vagues sont régulières, toutes dans le même sens, c'est beaucoup plus "vivable", surtout pour les déplacements dans le bateau. En cours de journée, on gagne quelques degrés sur le cap jusqu'à 248°. A midi, on provoque en douceur un empannage, nous voilà en gîte sur l'autre côté ( tribord amure). Nous naviguons ainsi durant 8h30. A 21h, un nouvel empannage, cap au 255°, parfait droit sur le nord de Madère.
Mardi matin à 8h, on distingue l'île de PORTO SANTO ! Le ciel est bleu, lumineux.
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| J'ai hâte d'arriver! |
A 9h20, nous sommes amarrés à la marina! Après chaque petite traversée, c'est heureux, contents, fatigués et fiers que nous sautons sur le quai! "We did it"Yes! Clap des mains et un bisou :-)
Je vous explique. C'est l'an dernier, sur un ponton aux Canaries, nous discutions avec un marin qui connait bien Madère et son archipel. Nous lui posons une question:" quel est le plus bel endroit, pour toi?". Il nous répond sans hésiter avec la banane: "Porto Santo, c'est un merveilleux endroit qui m'a ébloui! A ne pas manquer!". Nos yeux brillent, nous n'avions jamais entendu parler de cette île?! On fonce sur google map, et oui, c'est une petite île ( 42 km2) de l'archipel de Madère, au nord-est.
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| Petite marina et quel bel environnement! |
Je vous raconte cette découverte, mais chuuuut, n'ébruitez pas ce joyau car il n'y a pas du tourisme de masse, alors gardons-le ( encore un peu) secret. Cela fait partie de son charme! Pour la visiter, le réseau des bus n'est pas bien desservi et ne vous emmène pas partout. Un conseil, soit louer un vélo électrique, soit une auto, soit une moto depuis la capitale "Baleira". Nous, nous optons pour la plus fun! Ça nous rappelle notre adolescence! Il y a des chemins en terre mais la moto ça fonctionne bien! Le vélo est une belle option mais il fait trop chaud, pour moi....

C'est une île volcanique nettement plus vieille ( âgée de 14 millions d'années) que Madère ( âgée de 5 millions d'années). Ce qui explique que ces monts sont érodés, rabotés et ne sont plus très haut. Le point le plus haut "pico de Facho" culmine à 557m. Les dernières éruptions volcaniques remontent à 10 millions d'années. C'est un petit musée privé Casa da Serra à Serra de Dentro, loin de tout, qui nous a le plus éclairé sur les dernières activités de l'île . Cette maison-musée est toujours habitée par la même famille, depuis trois générations. Et c'est un des fils qui a créé ce petit musée basique, avec vente de produits locaux. Porto Santo a usé de malchance. La pêche excessive et les conditions économico-politique portugaises dans les années 1970 ont provoqué la fermeture de leur fabrique de boîtes de conserve de thon, de macraux et de sardines. Le niveau de l'eau de mer est monté jusqu'à contaminer les sources naturelles d'eau gazeuse, connues dans toute l'Europe. Ils ont dû arrêter l'exportation de leur eau unique. L'île a connu douze années sans pluie (!!) de 1944 à 1956. Ce qui a provoqué une sécheresse sévère avec l'extinction de la production des céréales ainsi que de la production de vin. Il y avait une mine d'extraction de calcaire qu'ils transformaient en chaux. Cette dernière servait à la construction des maisons de Madère et des autres îles. Le ciment moderne a déterminé la fin de cette exploitation. Aujourd'hui, cet habitant originaire de l'île, nous explique que Porto Santo survit grâce à la centrale de désalinisation qui produit de l'eau consommable et grâce au tourisme.
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| Casa da Serra est là, le petit toit rouge de gauche. |
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| Exposition de machines agricoles. |
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| La basse-cour et tous leurs animaux mélangés. |
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| Le mur est tout beau! |
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| La chambre du couple. |
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| La pièce "salon" ou repos. |
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| La cuisine. |
Notre circuit a débuté par la première curiosité impressionnante: le Pico de Ana Ferreira. S'y rendre toujours tôt le matin car ce géosite est exposé à l'Est, le soleil fournit une lumière rasante qui donne du relief aux prismes. En milieu de journée, tout s'aplatit. Double beauté du site: le panorama qui donne une vue sur une grande partie de l'île.
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| Vue sur l'est de l'île. |
Le Pico de Ana Ferreira est l'intérieur d'un conduit volcanique exhumé par l'érosion. Le magma est monté il y a environ 12,7 millions d'années, s'est arrêté avant d'atteindre la surface et a refroidi lentement, en profondeur, dans sa propre cheminée. En se contractant, il s'est fracturé en prismes. (Merci à l'IA pour ces explications en résumé.). Cet endroit fût, autrefois, une carrière qui en creusant a mis à jour cette découverte!
A 7 minutes à moto, nous découvrons Morenos. Aux "miradouros", les locaux, les visiteurs peuvent bénéficier d'une installation d'aires de pique-nique bien faite avec possibilité de cuire un bbq. A Morenos, on observe une falaise marine qui raconte plusieurs épisodes successifs de l'histoire volcanique sur une seule paroi. A chaque visite, nous demandons à l'IA des explications. C'est très instructif et on découvre des termes géologiques, comme "dépôts pyroclastiques", du "malfique", du "felsique"qui expliquent les différentes couleurs de la roche volcanique.
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| Ce panorama permet une vue sur l'îlot "Ilheu da cal" d'où se faisait l'extraction de calcaire. |
A quelques km delà, direction Praia do Zimbralinho. Au bout d'un chemin en terre, un parking. La descente à la plage de galets, se fait à pieds, par un chemin bien raide de 15 minutes, avec de bonnes baskets ( et non des tongues). Au détour d'un tournant, soudainement: "la cala" et sa plage! Quelle beauté! C'est une crique encaissée, avec une eau limpide. Ici, ce sera la baignade! Je regrette de ne pas avoir pris un masque pour faire du snorkelling.
Miradouro da Portela et moinhos. C'est un joli panorama qui montre l'est et le sud-ouest de l'île. C'est au centre que sont exposés les trois derniers moulins rotatifs de Porto Santo. Le plus ancien daterait de 1794.
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| L'est de l'île, plutôt en relief. |
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| Les "moinhos" |
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| Le sud-ouest. Tout au loin, on devine Madère. |
Dunas ou les dunes: sur la côte au nord-ouest de l'île. Ce sont des dunes fossiles , de grès (de l'éolianite). Le sable provient de la fragmentation des coquillages, des coraux, des algues calcaires et des squelettes d'animaux marins durant des centaines de milliers d'années sur une plateforme insulaire. Dans une période glaciaire, le niveau de l'océan étant bas, ces plateformes furent à sec. Le vent a repris ce sable carbonaté et l'a empilé à terre en dunes énormes. Puis, la pluie a dissous une partie du carbone et l'a reprécipité entre les grains, ça donne du ciment. La dune est devenue grès. Les 9 km de la grande plage de l'île, en est le produit d'érosion.
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| C'est un site fragile... |
Autre endroit merveilleux, à faire à marée basse, absolument, est Porto des Salemas. Quand l'océan se retire à marée basse, au pied d'une falaise, apparaissent des vasques naturelles d'eau turquoise. Dans lesquelles on peut s'amuser, se détendre car l'eau n'est pas trop froide, des petits poissons curieux vous chatouillent. Nous avons eu beaucoup de chance car, aujourd'hui, la marée très basse se produit à la tombée du jour. Cette découverte est plus confortable en prévoyant des baskets pour la descente bien pentue de 15 minutes, et des chaussures de rivière car la pierre volcanique peut être glissante et coupante. Eviter les tongues!
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| Quelle chouette atmosphère volcanique! |
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| Ces cheminées de lave refroidie sont à chaque fois spectaculaires. |
Le pico do castello ( 437m) et le pico de Facho (517m) sont voisins, nous trouvons une randonnée (3h30) qui nous permet un passage de l'un à l'autre. Ce n'est pas un beau château qui vous attend après l'ascension de 800 marches en haut du pico. Mais un simple gîte qui servait, historiquement, d'abri pour protéger les habitants des pirates. En effet, il y avait un veilleur au sommet du mont Facho. Lorsqu'il apercevait une voile de bateau au loin, il allumait une torche pour prévenir les habitants d'un danger éventuel. Ces derniers grimpaient le pico de Castello pour se cacher dans le refuge. Pico= ascension= panorama bien sûr!
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| L'extrémité du sud-ouest de l'île. |
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| On commence par le mont Castello, boisé. |
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| Nous faisons le tour du mont Facho. |
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| Que de vues différentes, un régal! |
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| Belle vue sur le "Pico Castello" |
Un midi, dans cette petite marina est arrivé un cargo! Il y est resté 4h. Ensuite, un remorqueur l'a tiré avec un câble hors du petit port. Cette manoeuvre vue depuis la plage est bien étonnante, car les bateaux au mouillage semblent si près du cargo!!
Chaque fois que j'emprunte la digue pour rejoindre Crok'n Roll, je ne peux m'empêcher de contempler les dessins que les voyageurs-plaisanciers ont dessiné pour marquer ou laisser une trace de leur passage, ici, à Porto Santo. C'est drôlement sympa!
Demain, le 13 septembre, nous quitterons cet endroit coup de coeur dans l'idée de rejoindre la grande Madère. Mais avant ça, nous ferons une escale sur une autre petite île, improbable! Hé oui, l'archipel de Madère nous cache des surprises!
A bientôt!
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